L'administration de la plupart des programmes sociaux à l'intention
des Indiens inscrits vivant dans une réserve sont transférée au conseil
de BANDE, organisme élu responsable de la gestion de la réserve.
Les
programmes actuels du MAINC consistent, dans une proportion de 82 p.100,
en services de base comme ceux que dispensent les gouvernements
provinciaux : enseignement primaire et secondaire, services sociaux,
réseaux d'eau et d'égouts et administration locale.
Les 18%
restants sont en plus consacrés à d'autres services comme le logement,
les frais, le
développement économique et les études postsecondaires. Malgré tant de
difficultés à trouver un texte pour élucider cette perspective, les
travaux sont en cours pour les préparer.
Les organisations indiennes sont des associations représentatives au
niveau national, provincial, régional et tribal dont les mandats
comportent souvent l'amélioration des conditions sociales tant à
l'intérieur qu'à l'extérieur des réserves.
Puisque les Indiens non inscrits (sans statut) et les MÉTIS ne sont pas
assujettis à la Loi sur les Indiens, ils ne sont pas admissibles à
l'aide du MAINC. Ce sont les provinces qui sont légalement tenues de
leur fournir les services d'assistance sociale. Les organisations
provinciales des Indiens non inscrits et des Métis reçoivent de l'aide
de divers ministères ou organismes fédéraux (Patrimoine canadien, SCHL)
pour dispenser certains services sociaux, comme le logement.
Il est particulièrement difficile d'interpréter les statistiques
ayant trait à la structure familiale des autochtones parce que les
définitions de la famille et de ce qui compose une unité familiale
diffèrent grandement d'une culture à l'autre. Les données des
recensements canadiens sont naturellement fondées sur la définition de
l'unité familiale selon la culture dominante, définition qui n'est pas
nécessairement compatible avec la conception de ce qu'est une famille
chez les autochtones, où des systèmes d'appui à la famille sont communs.
Ainsi, les chiffres relatifs aux « familles monoparentales dans les
réserves » peuvent être totalement trompeurs quant à la composition
réelle d'un ménage, à l'interaction entre adultes et enfants, etc.
Il est néanmoins possible de faire certaines grandes comparaisons. La
vaste majorité des ménages autochtones et non autochtones épousent le
modèle de la famille nucléaire (2 parents et des enfants).
Soixante-dix-sept pour cent des Indiens inscrits vivant dans les
réserves, 73,4 p. 100 des Indiens inscrits vivant à l'extérieur des
réserves, 81,1 p. 100 des familles inuites, 74,6 p. 100 des familles
métisses et 87,3 p. 100 des familles non autochtones déclarent
correspondre à une structure de famille nucléaire.